Ecole Française de Việt Võ Đạo Cửu Môn

ET STYLES AFFINITAIRES

Actualités



Dix armes sont étudiées dans 

l’école Cửu Môn                        

1. TÊ MI CÔN     (bâton sourcil)

2. TRUNG CÔN     (bâton moyen)

3. ÐAO                   (sabre)

4. KIẾM                 (épée)

5. SONG KIẾM     (épée double)                                                                                   

6. SÔNG ĐAO      (couteaux)

7. LONG GIÁN     (Fléaux)

8. ÐẠI ÐAO          (hallebarde)

9. GIÁO KÍCH      (lance)  

10. QUẠT              (éventail)





Dans notre monde actuel, ces armes peuvent paraître désuètes et folkloriques. Quelles peuvent être l’utilité et l’efficacité d’un bâton, d’un sabre ou d’une hallebarde face aux armes à feu modernes ? D’ailleurs pour ces raisons, de nombreux arts martiaux en ont délaissé la pratique ou bien ne l’ont réduite qu’à un usage « démonstratif » ou « artistique ».

En fait, l’utilisation des armes traditionnelles a dépassé depuis très longtemps le cadre de leur fonction initiale qui était la défense et les arts militaires.

La pratique doit être abordée maintenant à plusieurs titres : un enrichissement de sa technique, un patrimoine culturel, une symbolique et surtout la santé. Au sein d’une école traditionnelle, l’étude (sérieuse) des armes apparaît comme le prolongement naturel de la pratique à mains nues.

Du fait de leur nature, leur forme, leur poids, leur longueur et leur spécificité, le maniement de ces armes amène le pratiquant à se mouvoir différemment, à donner plus d’amplitude à ses mouvements et à étendre son regard donc, symboliquement, à pousser sa connaissance toujours plus loin, à aiguiser son esprit.

Au même titre que pour le travail à mains nues, chaque technique d’arme, pour rester authentique, doit être étudiée, approfondie, comprise et surtout appliquée en combat. Il est indispensable pour cela d’utiliser des armes de poids réel mais en aucun cas aiguisées (sabre, épée, etc.)

A ce propos, il nous revient en mémoire une anecdote. Lors d’un stage d’été, dirigé par Maître Nguyễn Dân Phú, un élève s’approche de lui avec un sabre magnifique qu’il vient d’acquérir.

« - Maître, regardez mon sabre, je l’ai fait forger par un spécialiste !!! », dit-il tout fier.

Le maître prend l’arme, la regarde avec attention, La lame était un véritable rasoir. Puis, sans un mot et lentement, il se dirige vers une grosse pierre. Soudain, à la stupéfaction du pratiquant, le maître se met à frotter le tranchant de la lame sur la roche. L’élève est congestionné, mais n’ose intervenir. Puis, le maître lui rend son arme et lui dit :

« Tu es idiot, une lame aiguisée attire le sang, on affûte les armes seulement pour partir à la guerre. Tu es ici avec tes condisciples et non avec des ennemis ».

A chacune des armes est associée une histoire, une légende, un symbole. Donc autant de sujets d’étude, de réflexion et de recherche.

Enfin et surtout, la pratique est bénéfique pour la santé. Si dix armes sont étudiées dans l’école Cửu Môn, les cinq principales sur le plan symbolique sont : le bâton, le sabre, la lance, la hallebarde et l’épée, les cinq autres étant dérivées de celles-ci.

 

Ces cinq armes sont associées à la théorie des cinq éléments. Leur pratique est bénéfique à l’organe (ou à la fonction) auquel elles sont rattachées.



Les cinq armes principales

Associées à la théorie des cinq éléments



Les armes dérivées



Arme de l’interne



Vidéo Armes Traditionnelles


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